` Pensées - Menacée mais libre - Blog de Helen HA - menaccemaislibre.com

Menacée mais libre

samedi 19 avril 2008

La fin

"Tout a une fin"... J'en sens une approcher. Which one? Celle des vacances! "Formalité", "futilité", me direz-vous! Peut être, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que cette sensation de fin m'invite à me pencher sur la question, qui est aussi celle de l'accomplissement, de l'achèvement, du passé bel est bien passé, des regrets et remords peut être, du temps qui passe... S'il y a un début, il semble qu'il y ait obligatoirement une fin; et ça ferait peut être moins mal si nous en prenions conscience. Nous entreprenons des choses toujours plus excitantes, toujours plus passionnantes parce que nous les imaginons éternelles... Nous ne voyons que l'instant présent et nous savourons l'intensité du moment. Sonne alors le glas et c'est la descente! L'euphorie, le plaisir, le bonheur se transforment en lassitude, résignation et désillusion. La fin nous tombe dessus et arrive même à nous surprendre parce que nous la nions trop souvent. Nous avons peur de la fin. Nous avons peur de l'inconnu. Nous avons peur du vide, de la solitude, du rien. Nous avons peur de la nouveauté. Nous avons peur de tout et nous n'avançons pas. Nous vivons dans l'intensité plutôt que dans la durée. Et nous parvenons encore et toujours à nous étonner quand arrive la fin : la fin des vacances, de l'été, du film, de la chanson, du trajet, de l'étreinte amoureuse, de la relation avec l'autre, de la journée, de la vie... "Mince, c'est déjà fini!", "Mince, il est trop tard", "Mince, j'en veux encore"... Nous savons, mais non, nous persistons à nous faire du mal, à nous laisser surprendre, à espérer que cette journée pour une fois dure 29h au lieu de 24. Nous continuons à faire nos étonnés, nos ignorants et nos désespérés. Et on y croit! On y croit!... Et on souffre, on souffre parce qu'on se refuse d'accepter et d'assimiler à notre raisonnement, les circonstances d'une vie : un début, un intervalle de temps plus ou moins long, une fin.
Bien sûr, il y a des fins auxquelles nous aspirons! L'accomplissement d'une tâche, l'achèvement d'un tableau, d'un roman, la fin d'une souffrance, d'un labeur... Mais sommes-nous pour autant satisfaits? On sait qu'il faudra recommencer. Nous sommes usés à l'idée même d'y penser... N'y a-t-il pas beaucoup de résignation là dedans? Finalement, quand avons-nous le choix? Celui de faire perdurer l'instant T pour qu'il devienne au mieux perpétuel? Jamais... Il existe toujours une contrainte: le temps, le corps, le supérieur hiérarchique, l'angoisse de l'avenir, les cas de force majeure, la nature, nous-même...
Tu ne peux rester dans ses bras plus longtemps: il a une mission à accomplir sur cette terre en tant qu'employé qui contribue à produire la richesse de son pays avant la sienne; tu ne peux continuer de rêver parce que tu ne peux ne servir à rien pour ton pays trop longtemps; tu ne peux lui dire parce que tu feras souffrir l'autre; tu ne peux écrire tous les jours et toutes les nuits parce que tu mourras de fatigue...
Mais c'est parce que rien ne dure que tout est si précieux. On ne peut revenir sur la fin. Elle ne nous laisse pas ce choix. Mais je pense qu'elle pourrait être plus supportable si nous étions moins angoissés, tiraillés, ignorants, craintifs et si nous acceptions notre condition, à l'évidence, irréversible, indéniable. Je vais mourir. Tu vas mourir et lui aussi va mourir. Dans quelques heures le soleil ira se coucher, ce sera la fin de la journée et tu ne pourras rien y faire même si le noir te rend fou; tu aimerais rester dans ton bad trip mais tu reprendras tes esprits et devras à nouveau affronter la vie qui te donne envie de gerber; tu aimerais avoir 20 ans éternellement mais la vieillesse finira par gagner du terrain et te rendre laide...
Début - fin - début - fin - début - fin... C'est peut être de cette manière qu'il faut voir la chose. Une chose prend fin pour donner naissance à une autre : tu devras te séparer de lui un moment mais alors, tu pourras penser à lui à t'en faire péter le cœur de sentiments tous plus intenses les uns que les autres et tu te sentiras vivre; tu devras arrêter de voir tes amis, de jouer de la guitare, d'écouter de la musique, d'écrire, de conduire, de penser et de te sentir libre à longueur de journée mais tu te remettras à apprendre, à t'instruire et puis, tu reverras tes amis, tu rejoueras de la guitare... C'est ainsi que va la vie :)

Tu sais que le baiser ne durera pas indéfiniment... mais tu sais surtout qu'ainsi, il sera intense, précieux, unique, passionné, fougueux, beau et tellement vrai! Ce baiser aura une fin et il risque aussi d'être le dernier: alors dans le doute, tu t'attarderas sur les lèvres de l'âme-sœur afin de ne pas avoir à regretter. Tu te seras senti(e) vivre, tu auras fait ce que tu avais à faire et alors tu n'auras pas eu peur. Tu auras allié désir et raison.
La fin n'est que le début. N'ayons plus peur.

jeudi 14 février 2008

L'amour

Pour le petit Larousse 2008, l'amour c'est un "sentiment très intense, un attachement englobant la tendresse et l'attirance physique, entre deux personnes." C'est aussi un "mouvement de dévotion, de dévouement qui porte vers une divinité, un idéal, une autre personne, etc." C'est encore un "goût très marqué, une passion pour quelque chose."

Et vous, quelle définition donnez-vous à l'amour? "Je t'aime"... Phrase des plus banales de nos jours... On dit je t'aime comme on commanderait un Big Mac chez Mc Donald's. "Bisous, je t'aime", "Moi aussi je t'aime", "J't'aime", "A demain, je t'aime", "Tu m'aimes? Oui, je t'aime", etc. Ca vous étonne vous? Moi, pas. Faut-il s'étonner pour autant de ne pas l'être? L'amour, ce n'est pas des mots mais cela, tout le monde le sait. Est-ce que c'est une preuve plus que des mots? La majorité vous répondra que 'oui'. Moi je n'ai rien envie de dire à ce sujet.
J'aimerais juste rappeler que l'amour est grand. Il n'y a pas, je pense, de demi-mesure en amour. La langue française permet d'utiliser le même verbe pour exprimer des sentiments différents : aimer; ce que la langue de Shakespeare a pris soin de ne pas faire. "I love you", "I like it". Cependant, la langue française, par sa richesse, nous permet d'utiliser adverbes ou autres verbes pour exprimer un sentiment qui n'est pas, l'amour, tel que j'aime à le considérer. Ce que j'essaie d'exprimer ici, c'est que, nous pouvons dire "je t'aime" à tout et n'importe quoi tant que l'on en est sûr. "On ne badine pas avec l'amour" (Musset)... Autrement, efforçons nous d'utiliser ces dits verbes et adverbes. L'amour est universel. Il berce chacune de nos infimes vies mais chacune! C'est quelque chose de plus grand que nous, qui nous dépasse et tout le temps! Qui contrôle l'amour qu'il a en lui et pour le reste du monde, comme il contrôlerait sa machine? Qui trouve qu'aimer est simple? On aime une fois et la seconde est une renaissance, tout est à refaire. Il n'existe pas de manuel d'utilisation de l'amour. On ne peut l'enseigner. Il est partout, infiniment grand. Il ne s'éteint pas. On pense qu'il périt mais c'est faux, il n'a simplement pas existé, mais on y a cru... parce que nous sommes humains, imparfaits.
Il parait même, que "je t'aime" n'est pas correct. Cette construction de phrase ne devrait pas exister. On devrait dire : "je m'offre à toi". Alors, là, on serait réellement acteur et volontaire, à l'origine du sentiment...

On comprend aisément comme il est difficile d'aimer, avant tout, d'en être certain ensuite, et de l'exprimer enfin... Aimer une personne et faire d'elle celle qui vous accompagnera jusqu'à la mort dans le pire et pour le meilleur; aimer une personne parce qu'elle est votre géniteur, votre sang, vos entrailles; aimer une personne parce qu'elle est votre semblable; aimer son chient, ses chats... parce que leur innocence est d'une pureté à réveiller les morts; aimer la vie parce qu'on en crèverait sinon... Mais non, ne pas aimer la télévision, les produits de beauté, la mode, la choucroute, le chocolat, la tectonique, Johnny Hallyday, les ipods, les écrans plats, la playstation, les blogs et facebook... Kiffer, adorer, apprécier, aimer bien... ou pas d'ailleurs... :)

Moi, je ne sais plus qui j'aime et ce que j'aime. La question est de savoir, à qui, je m'offrirais... Est-ce possible de s'offrir à quelque chose? J'aime un tas de personnes plus belles les unes que les autres et pourtant tellement différentes... Elles me tiennent en vie par ce qu'elles sont; j'ai du m'offrir à elles, à un moment donné parce que si elles n'étaient plus, je ne serais plus.

Pensez-y. Aimez. Vivez.

samedi 17 novembre 2007

I have a dream...

Pourquoi faut-il toujours être pragmatique? Les rêves ne sont-ils possibles que quand la nuit noire s'est abattue sur nous? N'en avez-vous pas assez de toujours viser l'efficacité et de toujours agir qu'en fonction de ce qui se passe autour de vous? N'en avez-vous pas assez de penser à l'avenir sans pouvoir éloigner de votre esprit l'idée que ce sera difficile si vous ne suivez pas à la lettre ce que vos parents, vos hommes politiques vous dictent? N'en avez-vous pas assez d'être pieds et poings liés? N'en avez-vous pas assez que l'on s'empresse de jeter à l'eau vos espérances?
Pourquoi faut-il craindre à ce point le monde et ses habitants? Pourquoi faut-il craindre de ne jamais sortir de la rengaine de la vie?
Vous savez quoi? J'en ai assez qu'on nuise à mes rêves. On : le con qui n'a pas de nom! Et si je mettais un nom sur ce con? Serait-ce l'autorité? Le passé? L'avenir? Le capitalisme? La vénalité? La violence peut être? C'est peut être toi qui n'as pas de coeur? Ou c'est peut être moi qui, inconsciemment, me préserve... J'aime tant rêver... Mais ce droit qu'est le rêve et que personne ne peut véritablement nous ôter tend à disparaître tant nos âmes sont fatiguées de lutter pour un monde meilleur. Désespoir, paresse, pessimisme, négativisme, haine, crainte, angoisse, désuétude, désillusion, déception... sont-ils les mots qui définissent ce que sera demain? J'en ai bien peur. Mais je ne peux m'empêcher de chercher à comprendre pourquoi certains Hommes sont si mauvais, individualistes, faibles... Oui parce que ceux là sont faibles. Et pourquoi moi je ne me bouge pas? Je ne fais partie d'aucune association humanitaire, d'aucun bénévolat, d'aucun parti politique, d'aucun mouvement... Non, moi je ne fais qu'aller en cours et former en cela, une gentille universitaire qui ferme sa gueule et qui continue sa route. Mais je pense. On n'est bon qu'à ça, non? Si seulement on pouvait penser ensemble!

Enfin, le pire dans tout cela, c'est que je n'aurai jamais la réponse à mes questions. Qui peut me les donner? Si le monde n'était pas ce qu'il est, je passerais mes jours à voyager, aimer, penser, partager et espérer. Je vous en prie, vous les adultes, vous qui savez hein ce qu'est la vie! ... Vous, ne m'enlevez pas l'utopie, celle d'un monde meilleur. OUI, je refuse d'être pragmatique et OUI, je dois croire que tous ces petits Hommes qui suivront ici bas seront libres.

jeudi 27 septembre 2007

Nostalgie

Il y a des sentiments qui vous tombent dessus sans que vous ne vous y attendiez .
C'est le cas de la nostalgie . Le passé resurgit . Comme par magie ? Pas vraiment ... Il a du y avoir une chanson, un parfum, une photographie ... Quelque chose qui a réanimé un souvenir . Enfoui bien loin , dans vos entrailles parce qu'oublié ou volontairement nié pour ne pas en souffrir .
Il s'agit de bons moments que l'on se remémore ou alors simplement de flashs , d'impressions . Mais tout cela a bien existé ! Et vous le regrettez . Vous aimeriez revenir en arrière , revivre ces moments d'innocence , la serrer dans vos bras et ne plus vous en séparer , le supplier de rester , vous excuser d'avoir été aussi con , faire ces jeux débiles avec lui avant de dormir , courir dans la cour de récré des rêves plein la tête , le remercier de vous avoir sauvé , revenir sur ces falaises , vous soûler à n'en plus pouvoir penser ...
Pourquoi le temps passe-t-il si vite ? Décidément , non je ne veux pas grandir . L'avenir me terrifie . Dieu sait comme vous me manquez . Je vous ai tous près de moi ou au moins dans mon coeur mais ce n'est pas assez . Vous vous éloignez les uns après les autres parce que , dira-t-on , la vie est ainsi faite . Eh bien c'est horrible ce que l'on ressent quand on prend conscience de ces départs consécutifs .
Je suis nostalgique . Heureuse et triste à la fois . Heureuse d'avoir vécu tant de belles choses et triste de ne plus jamais revivre ces moments ... Pour ma part , ce fut une chanson . Tout a basculé mais bientôt je " reprendrai du poids " et ce sentiment étrange s'envolera . Comme la solitude , la nostalgie vous rattache à vous même , à vos racines mais attention de ne pas perdre ce que vous êtes aujourd'hui ...

Je le suis , perdue .

lundi 27 août 2007

Loneliness

Se sentir seul au point d'être incapable de contenir les larmes , tu connais ? Le sentiment d'injustice , tu connais ? Réfléchis bien , celui que tu ressens dans la descente , seul entre quatre murs après t'être évadé . Tu te dis : pourquoi moi et jamais l'autre ? L'insouciance et l'oubli , tu connais ? Mais la réalité te rattrape bien vite , n'est-ce pas ? Tu n'as pas le temps de te retourner , elle est déjà là et te fait de grands signes . Tu es bien seul , c'est entre toi et toi ; et ça te ronge de l'intérieur . Tu étais tellement mieux à ne pas penser . Dans les rues de la ville , rayonnante de vie . Et soudain tout est gris . Tu n'as pas le choix , on ne te le laisse pas . Tais-toi , ça ne durera pas alors ne te lamente pas . Certes , mais on te jette dans l'arène comme un apprenti . Tu éclates de bonheur , tu n'as plus à te demander ce que sera demain puis sonne 19h : tu es seul et ton bonheur refoulé . Ni degré , ni adaptation . Les questions reviennent à toute vitesse . Tu ne peux plus fuir tes pensées . Et le manque te consume . Tu supplies mais rien y fait . Tu te divises , tu lâches prise , tu évacues à ta façon . Tu seras toujours aussi seul mais au moins , tu l'auras crié . Peut être t'entendra-t-on . Tu assumes et tu te fais face ou alors tu vis à travers le passé aussi proche soit-il et tu angoisses , triste , frustré ; seul .
La solitude t'atteindra , un jour ou l'autre , mais il ne tiendra qu'à toi de trouver comment la vivre de la façon la plus haute , la plus noble . Et alors , elle ne te paraîtra plus si injuste et cruelle .